vendredi 20 janvier
Thailande 1/3 - trop de moustiques !!!
ne pouvant acceder a ma boite mail, je me permets d utiliser le blog pour donner de nos nouvelles a tous.
Nous sommes arrives a Bangkok il y a deja plus d une semaine, puis nous avons echoue dans les rues de Ko San road toute la nuit a la recherche d une auberge ou dormir car nous n avions pas reserve pour faire original... la boite de conserve hors de prix surchauffe sans fenetre ni toilettes ne repondant pas a nos attentes prestigieuses, nous avons decide la paupiere lourde de nous diriger a l autre bout de la ville a 5h du matin. Il faut preciser que nous etions quelque peu sonnes de decouvrir le visage neo-hippy de la Thailande dans cette rue ou s agglutinaient des occidentaux flous deversant des tonnes de paroles et de rires hysteriques sur un fond de musique venue droit d un autre ocean, rappelant les douleurs des Jamaicans lorsqu ils etaient encore des fils d Africains. Les nattes tressees en rosiers ne nous attiraient pas specialement car nous refusions d arborer nous aussi ce sourire stupide et bienheureux de ces inconnus, avec lesquels nous ne voyions pas quoi partager de si magique en ce moment d extreme fatigue ; les thais de l autre cote de la rue regardaient en se frottant les mains ce petit monde qui remplissait si bien leurs banquettes moelleuses et leurs tiroir-caisses, se faisant une joie de ce tourisme kapmandousien.
Avant d attraper un taxi pour un lit, peut etre, un individu qui m entendait denigrer les plages bondees de Ko Samui ou le metre carre de sable s arrache a des prix plus flambes que celui du 15e arrondissement avec vue sur la Tour Eiffel, m interrompt pour se citer lui meme dans cette tirade sans comparaison :
- " je me permets de faire ce commentaire... si tu veux bien. Je ne crois pas que tu dois suivre aveuglement ce que disent les gens sur les forums de voyage ou dans les guides touristiques, tu dois aller ou ton coeur te conduit et ne pas te soumettre au dictat d inconnus. Dirige toi ou le vent te porte meme si ta route n est pas toujours la bonne."
C'est a ce moment la que j ai su que je resterai toujours l insupportable mysanthrope que je suis, denigrant les gens stupides comme ceux dignes d admiration, et que je n etais pas faite pour aimer le monde et l embrasser jusqu a m'en etouffer, ni que jamais je n arborerai de nattes rastas en pensant que je detiens l ouverture d esprit necessaire dans mes cheveux.
Je vous dirai qu'heureusement la Venise de l Orient ne s est pas reduite a cet adage et que nous avons repu nos yeux le lendemain, libere d appareils photos avec pour seul temoin notre memoire. Vous ne verrez donc pas Bangkok, c est une ville excessive qui ne se laisse pas capturer sans qu on y revienne plusieurs fois.
Au sud-est de Bangkok, nous avons lezarde quelques jours sur les plages desertes de Ko Chang, fuyant le beat techno du premier soir pour des huttes ''hippy'' tenu par un fantomatique gerant qui passait son temps dans une hutte attenante au milieu d un nuage epais de fumee... Le village de pecheur a cote nous a regale de ses peches quotidiennes de coquilles saint jacques, de crevettes et de langoustes, quant a notre restaurant a 200 metres de la hutte, qui se reduisait a une paillotte tout juste construite a laquelle nous revenions quotidiennement comme des chiens a la jambe de leur maitre, il nous reservait sa terrasse ouverte sur le golfe de Siam ou nous baignions nos pieds pour des soirees entieres. L endroit etait desert, les gens chaleureux, les curries vegetariens excellents : le temps n'a plus d'accroche pour faire son travail et ces trois jours se ressemblent comme les longues heures qu on doit passer au paradis.
Puis on joue la carte culturelle, visite de temples, de Wats, dont vous aurez les photos en ligne je l espere, bientot.
A present on se prend pour des aventuriers et on se frotte a la frontiere birmane avec qui la Thailande a pas l air super a l'aise. Disons que ca arrive parfois que le gouvernement birman balance quelques squads pour mettre un peu l ambiance, ajoutons a ca les tribus des montagnes en jungle qui poignardent des policiers qui viennent leur interdire de chasser, ce qui pose probleme car ces tribus ne pratiquent pas l agriculture et vivent de leur chasse. La zone est classee zone 3 pour le palu donc on prend de la doxycycline, et pour preuve que c'est pas que des bonnes choses, Sam est tout patraque sous sa moustiquaire a attendre des heures meilleures.
Mae Sod est vraiment une ville formidable car elle allie la douceur des montagnes a une population avenante encore epargnee par le fleau touristique. La cite compte des dizaines de communautes linguistiques ou ethniques, et nous connaissons un reel bonheur a pouvoir discuter a nouveau avec des Chinois, chasses de Birmanie par le gouvernement. Le pouvoir en place de l autre cote de la frontiere jette plus de 150 000 personnes sur les routes depuis des annees du cote thailandais et nombre de camps de refugies sont passes sous silence aupres de la communaute internationale par le gouvernement thai lui meme. la situation de ces gens etant extremement precaire, l aide internationale est presente dans les environs. Nous essayons demain de partir pour un de ces villages karen pour y deposer on l espere un petit quelque chose.
Commentaires
Le moustique Thaï
une vraie plaie !




